StopCovid : le coût de l’application surélevé? Anticor réagit

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Le secrétaire d’État au numérique Cédric O montrant l'application StopCovid (LUDOVIC MARIN/AFP via Getty Images)
Von 13 juin 2020

Lancée le 2 juin, l’application pour contrôler la pandémie StopCovid a été développée gratuitement par les services de l’État, des chercheurs et des entreprises privées ; cependant, selon un article de L’Obs, le coût de la maintenance largement supérieur aux prix du marché alarme l’association contre la corruption Anticor.

L’application de traçage numérique pour smartphone StopCovid, qui avertit les Français quand ils ont croisé une personne infectée par le virus du PCC* en affichant une alerte, a été créée gratuitement. Elle est également gratuite à télécharger, mais très chère à entretenir. En effet, sa maintenance et son hébergement coûtent à l’État entre 200 000 et 300 000 € par mois, selon un article de L’Obs.

Cette somme inattendue a attiré l’attention de l’association Anticor, qui lutte contre la corruption et qui est agréée par le ministre de la Justice et par la haute autorité pour la transparence de la vie publique. Anticor avait signalé l’application StopCovid au procureur de la République.

À noter que l’application a été pilotée par l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (Inria), avec l’aide d’acteurs privés, tel que CapGemini ou Orange, mais aussi Lunabee Studio, qui ont touts contribué au développement de l’application à titre gracieux. Néanmoins, ces entreprises vont être payées désormais.

Un prix raisonnable, selon le secrétaire d’État au numérique

Le secrétaire d’État au numérique, Cédric O, a affirmé dans un autre article de L’Obs que le coût serait « négligeable ». Le prix selon le cabinet du secrétaire de l’État au numérique se situerait en réalité plutôt vers les 100 000 € par mois. « Cela peut paraître cher[,] mais quand on regarde le coût/efficacité d’autre[s] plateforme[s] gouvernementale[s], comme Tabac-info-service, cela semble en fait plutôt raisonnable », explique un prestataire du secteur, interrogé par Le Parisien.

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En revanche, une autre source, citée par Numerama, affirmait que : « Pour un projet sérieux qui doit fonctionner, c’est un impératif politique. Et certains besoins coûtent très cher. »

De son côté, Cédric O avait expliqué fin mai pourquoi les coûts n’étaient pas réellement excessifs : « Il n’y a donc pas d’enjeu de coût financier. D’abord, parce que la santé n’a pas de prix. Ensuite, parce que ce montant est epsilonesque par rapport aux coûts et aux effets délétères évités d’une admission en réanimation, par exemple. »

Pas d’appel d’offres comme l’impose la loi

Pour l’association Anticor, ces centaines de milliers d’euros constituent « un prix très supérieur aux pratiques du marché » et justifient une action devant les tribunaux. D’autant plus qu’il n’y a eu aucun appel d’offres, qui pourtant s’imposerait dans ce cas, comme indiqué dans le bulletin officiel des annonces de marché public. En effet, tout projet d’un coût supérieur à 139 000 € doit faire l’objet d’un appel d’offres, y compris en temps de confinement et pour ce qui est des projets informatiques.

Vu les anomalies de la procédure et du montant, Anticor a demandé à la justice l’ouverture d’une enquête et envisage, à défaut, de porter plainte.

* Epoch Times qualifie le nouveau coronavirus, à l’origine de la maladie Covid-19, de « virus du PCC » parce que la dissimulation et la mauvaise gestion du Parti communiste chinois ont permis au virus de se propager dans toute la Chine et de créer une pandémie mondiale.

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