Suède : le journaliste Joakim Medin, ex-détenu en Turquie, retrouve la liberté

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Le journaliste suédois Joakim Medin (à dr.) aux côtés de sa femme, la journaliste suédoise Sofie Axelsson, donne une conférence de presse à la rédaction de Dagens ETC à Stockholm, le 17 mai 2025, après qu'il soit rentré chez lui la nuit dernière, après 51 jours passés dans une prison turque. (OSCAR OLSSON/TT NEWS AGENCY/AFP via Getty Images)
Von 17 mai 2025

Détenu sept semaines en Turquie et condamné pour « insulte » au président turc Recep Tayyip Erdogan, le journaliste suédois Joakim Medin a célébré samedi sa liberté, quelques heures après son retour en Suède.

« À peu près à partir du premier jour, j’ai pensé à ce que j’allais dire maintenant : Vive la liberté, la liberté de la presse, la liberté d’expression et la liberté de mouvement », a-t-il dit lors d’une conférence de presse à Stockholm, où il est apparu soulagé.

« C’est tellement bon de pouvoir parler comme je veux, écrire et me déplacer comme je veux », a-t-il ajouté, après une incarcération, à l’isolement, à la prison de Silivri dans la banlieue d’Istanbul.

Sa femme Sofie Axelsson, qui attend leur premier enfant, a raconté avoir reçu jeudi un SMS lui annonçant sa libération.

« C’est un soulagement indescriptible »

« C’est un soulagement indescriptible, que ce cauchemar soit terminé et que Joakim puisse être à mes côtés quand notre fille naîtra », a-t-elle dit.

La nature exacte des négociations entre Suède et Turquie ne sont pas connues.

Un peu plus tôt dans la journée, la cheffe de la diplomatie suédoise Maria Malmer Sternergard avait souligné qu’il n’y avait eu aucun échange.

« Il n’y a eu aucun troc »

« Il n’y a eu aucun troc, aucune exigence (de la Turquie) n’a été formulée », a-t-elle insisté.

Joakim Medin a estimé que la grossesse avancée de sa femme avait contribué à sa libération, ainsi que le contexte politique en Turquie avec la dissolution du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Il couvrait les manifestations suite à l’arrestation du maire d’Istanbul

Le reporter du journal suédois Dagens ETC, 40 ans, avait été interpellé le 27 mars à son arrivée à Istanbul, où il venait couvrir les manifestations déclenchées par l’arrestation le 19 mars du maire d’Istanbul Ekrem Imamoglu, principal rival du président Erdogan.

Des étudiants manifestent dans le quartier de Besiktas à Istanbul pour soutenir le maire de la ville, principal rival du président turc, quatre jours après son arrestation et sa détention, le 24 mars 2025. (KEMAL ASLAN/AFP via Getty Images)

Le journaliste nie l’accusation de la justice turque

Fin avril, il a été condamné à 11 mois de prison avec sursis par un tribunal d’Ankara, pour « insulte au président ».

Malgré la condamnation à une peine avec sursis, il restait en prison dans l’attente d’un autre procès pour « appartenance à une organisation terroriste » qui doit s’ouvrir le 25 septembre.

Le journaliste nie l’accusation de la justice turque selon laquelle il aurait participé en janvier 2023 à Stockholm à une manifestation du PKK.



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