Suite au décès de sa fille, atteinte de myopathie, le Département du Morbihan lui réclame près de 65.500 euros

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Illustration. (ALAIN JOCARD/AFP via Getty Images)
Von 14 juin 2024

Depuis le décès de sa fille, survenu en mars dernier, le Département du Morbihan demande à Jean-Pierre Le Saux de s’acquitter d’une facture dont le montant s’élève à plus de 65.000 euros.

Pendant une trentaine d’années, Jean-Pierre avait le statut d’aidant familial auprès de son épouse et de sa fille, Sophie. Cette dernière, aujourd’hui décédée, était atteinte de myopathie. Parce que Sophie a été hébergée par des structures dépendant du Département du Morbihan, ce dernier demande au père de famille de régler la note salée de 65.568,62 euros, ainsi que le rapporte Actu.fr.

Différents hébergements

Pour Jean-Pierre, il n’est pas question de payer cette facture exorbitante, reçue le 6 mai dernier par le biais de son notaire. Dans le détail, ce montant cumule les différents hébergements par lesquels est passée Sophie, dont le CAT (centres d’aide par le travail) de Crach, le Fam (Foyer d’accueil médicalisé) de Lorient, ou encore le foyer de vie à Crach.

Jean-Pierre Le Saux explique que durant les 4 années où Sophie a été logée au CAT de Crach, soit entre 1992 et 1996, c’était pour pouvoir travailler au sein de cette structure. En définitive, sa fille a gagné un salaire de 12.269 euros alors que les charges demandées pour cette période s’élèvent à 37.560 euros. Un non-sens pour cet homme. Il en déduit que sa fille a finalement travaillé « pour s’endetter », soulignant au passage que durant neuf mois de travail, elle n’a même pas touché de revenu.

« Si on l’avait su à l’époque, Sophie aurait vécu auprès de moi et de mon épouse »

« Lorsque Sophie était à l’accueil de jour du Fam, on payait 13,30 euros par jour. On pensait que c’était la participation normale », indique-t-il encore à nos confrères. Lorsque Jean-Pierre a dû se faire opérer en raison d’un cancer, Sophie avait alors été accueillie par un foyer de vie à Crach. Mais là encore, la surprise a été totale pour cet homme qui, après avoir été hospitalisé pendant 24 jours, a pris 100 jours de « répit ». Résultat, il se retrouve à devoir régler 16.369,33 euros pour cette période.

« Je l’assure : on n’était pas au courant qu’on devait autant. Si on l’avait su à l’époque, Sophie aurait vécu auprès de moi et de mon épouse », se désole l’ancien aidant, dont la seule issue est de demander une exonération de ces frais, qu’il refuse de toutes façons de régler.

Il doit rencontrer une représentante du Département. Mais aura-t-il pour autant gain de cause ? Pour l’heure, la question reste entière.



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