Sur Téva, l’effroi et l’incrédulité des épouses des condamnés pour les viols de Mazan

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Gisele Pelicot lors du procès de son ancien compagnon Dominique Pelicot, au palais de justice d'Avignon, le 16 septembre 2024. (Photo CHRISTOPHE SIMON/AFP via Getty Images)
Von 2 avril 2025

Colère, incompréhension, et parfois, déni : le documentaire Les Femmes de Mazan, diffusé jeudi sur Téva, sonde les âmes tourmentées de sept épouses et ex-compagnes d’hommes jugés et condamnés pour avoir violé Gisèle Pélicot.

Un point commun les rassemble : l’incrédulité qui les a saisies en apprenant que leur conjoint, mari ou fils était soupçonné d’avoir participé aux viols de Mme Pélicot, droguée pendant des années par son époux Dominique qui la livrait à des inconnus.

« C’est le sol qui se dérobe sous vos pieds. Vous êtes obligée de vous dissocier parce que c’est trop violent », dit l’une de ces sept femmes qui ont assisté aux interpellations et ont parfois été confrontées aux vidéos des agissements de leur conjoint.

« Les photos c’est horrible parce qu’il n’y a pas de doute », déclare une autre femme devant la caméra de Delphine Welter et Alyssa Makni, qui expliquent avoir voulu lever le voile sur ces « victimes collatérales » de cette affaire, devenue un symbole des violences faites aux femmes.

« On voyait ces femmes dans la salle des pas perdus mais on avait l’impression que personne ne s’occupait d’elles », a récemment expliqué Mme Welter.

51 hommes condamnés

Mi-décembre, à l’issue de quatre mois de procès à Avignon, 51 hommes âgés de 27 à 74 ans ont été condamnés après avoir été jugés pour la plupart pour viols aggravés sur Gisèle Pélicot. La peine la plus lourde, vingt ans de réclusion, a été prononcée contre son mari.

L’ex-compagnon de Lisa était dans le box des accusés et cette infirmière de 32 ans a traversé la France pour assister au procès de celui pour qui elle « ressent de la haine ». « Je me sens salie », témoigne-t-elle dans le documentaire.

La déflagration fut également violente pour Nathalie, dont le fils fait partie des condamnés.

« Je me suis dit que c’était de ma faute, que je l’avais mal éduqué », dit cette femme de 54 ans qui dit avoir subi harcèlement et menaces. « Les gens me disaient que je devrais avoir honte d’avoir mis au monde un violeur », dit-elle.

Fanny, 33 ans, s’est, elle, réfugiée dans le déni, elle qui avait rencontré son compagnon alors qu’il sortait de détention provisoire. « Je n’ai jamais douté de sa bonne foi », affirme-t-elle dans le documentaire, assurant qu’il avait été « manipulé ».



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