Syrie: 5 secouristes des Casques blancs abattus dans un de leurs centres

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Les membres de la Défense civile syrienne, connus sous le nom de Casques blancs, évacuent un enfant lors d'une séance d'entraînement dans la région de la Ghouta. Photo AMER ALMOHIBANY / AFP / Getty Images.
Von 26 mai 2018

Cinq Casques blancs syriens ont été abattus samedi dans une attaque menée par des hommes non-identifiés contre l’un de leurs centres dans la province septentrionale d’Alep, a indiqué cette organisation de secouristes bénévoles en zones rebelles. L’attaque n’a pas été revendiquée et aucune information ne permettait pour l’instant d’en connaître les motivations.

« Un horrible massacre a eu lieu à l’aube, quand un groupe armé inconnu a attaqué un centre de la Défense civile dans le village de Tal Hadya dans le sud de la province d’Alep, tuant cinq Casques blancs et en blessant deux », a indiqué sur Twitter l’organisation de secouristes. L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a confirmé le bilan des cinq morts, soulignant que la région où se trouve le centre est contrôlée par le groupe Hayat Tahrir al-Cham (dominé par l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda) et d’autres groupes rebelles.

Selon le directeur du centre attaqué, Ahmad al-Hamiche, deux Casques blancs ont réussi à prendre la fuite.Les assaillants étaient « masqués et se sont enfuis après avoir volé du matériel et des générateurs électriques », a-t-il indiqué à l’AFP. Depuis leur formation en 2013, plus de 200 Casques blancs ont été tués dans des bombardements mais ce genre d’assassinat reste très rare. En août 2017, sept Casques blancs avaient été abattus par des inconnus dans la province d’Idleb (nord-ouest).

Candidats au prix Nobel de la paix en 2016, les Casques blancs sont sortis de l’anonymat grâce à des vidéos poignantes relayées sur les réseaux sociaux, les montrant, casques sur la tête, se ruer sur les lieux bombardés pour extraire des survivants, surtout des enfants, ensevelis dans les décombres des immeubles détruits par les bombardements du régime ou de son allié russe.

Ces secouristes insistent sur leur neutralité et leur non affiliation avec un groupe politique ou armé. Mais ils sont honnis par le régime de Bachar al-Assad et Moscou, qui les accusent d’être liés à des groupes jihadistes ou d’être une marionnette aux mains de gouvernements étrangers soutenant l’opposition.

Pour Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’OSDH, « cet incident ne peut être séparé des assassinats en augmentation ces dernières semaines dans les zones contrôlées par le groupe Hayat Tahrir al-Cham dans la province d’Idleb, le sud de la province d’Alep et le nord de la province de Hama ».

Au cours des dernières 48 heures, au moins 20 combattants ont été tués dans ces trois régions dans des affrontements entre les différents groupes rivaux. Hayat Tahrir al-Cham domine la majeure partie de la province d’Idleb ainsi que certaines régions du sud de celle d’Alep et du nord de celle de Hama, où plusieurs groupes rebelles sont également présents.

DC avec AFP



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