Le système bancaire chinois est à court de liquidités, selon Gordon Chang

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Manifestants devant la succursale de la banque centrale de Chine à Zhengzhou, dans la province du Henan. La foule nombreuse des déposants en colère a affronté la police ce 10 juillet. Certains ont été blessés puis brutalement emmenés. L’affaire avait déjà attiré l'attention en raison des tentatives antérieures du régime d'utiliser l’application contre le Covid pour empêcher les déposants de se mobiliser. (Capture d’écran NTD)
Von 17 juillet 2022

La Chine traverse une crise systémique de la dette en raison d’un manque de liquidités, selon l’expert et auteur chinois Gordon Chang.

Dans une entrevue accordée à NTD, le média partenaire d’Epoch Times, M. Chang note que 400.000 déposants n’ont plus la possibilité de retirer leur argent bloqué par certaines banques du Henan.

« Là maintenant, le Parti [communiste chinois] n’a aucune réponse économique », déclare‑t‑il. « Le pays dans son ensemble est trop endetté. C’est donc un problème qui va perdurer. »

Selon M. Chang, une situation similaire s’est produite à Shanghai.

« Les banques de Shanghai ont des restrictions sévères sur le montant des retraits. Techniquement, ce n’est pas un défaut de paiement, dans un sens, mais les gens ne sont pas en mesure d’accéder à leur argent », déclare‑t‑il. « Il n’y a tout simplement pas assez de liquidités dans le système bancaire chinois. Et ce n’est pas seulement dans une province lointaine. C’est le cas pour l’ensemble du système bancaire chinois. »

Il précise que des manifestations ont eu lieu devant la Banque populaire de Chine du Henan, qui est la banque centrale, plutôt que dans les banques rurales de la région, où les fonds sont gelés par l’État depuis avril.

« Ainsi, les gens comprennent que la crise ne concerne pas une seule institution, il s’agit d’une crise systémique », déclare‑t‑il.

M. Chang fait remarquer que la crise de la dette s’étend dans d’autres secteurs de l’économie, l’immobilier notamment.

« Evergrande, par exemple, avait environ 305 milliards de dollars d’obligations. Les autres grands promoteurs immobiliers, même s’ils ne sont pas aussi endettés (…) ne peuvent pas rembourser leurs dettes de toute façon. »

Pas de solution

Selon M. Chang, le Parti communiste chinois (PCC) n’a concrètement aucun moyen de régler ses énormes dettes.

« Je suppose qu’ils pourraient imprimer de l’argent. Mais la Chine a déjà un problème d’inflation. Ce ne sera donc pas une solution à long terme. »

Selon M. Chang, le régime est confronté à ce problème financier depuis un certain temps.

« [Ce problème] a été masqué, car le Parti communiste a pu obtenir de l’argent de l’extérieur. Il a été masqué parce qu’ils ont contracté des dettes », dit‑il. « Mais maintenant, ils ne savent plus quoi faire. »

Selon M. Chang, cela pourrait mener le PCC à sa perte, car « le Parti communiste n’a pas de solutions à proposer pour se sortir de cette impasse. » Il condamne la violence policière contre les déposants des banques dans le Henan. Elle est ancrée dans l’idéologie du PCC, selon lui.

« C’est une manœuvre typique du Parti communiste : intimider et utiliser la force. La ligne du Parti est la suivante : ‘cet argent n’est pas le vôtre, c’est le nôtre. Et nous allons en faire ce que nous voulons. »

« Il y a donc un malentendu fondamental entre le peuple et le Parti. »

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