Taïwan : un navire à l’équipage chinois intercepté après la rupture d’un câble sous-marin

Titelbild
Des navires de garde-côtes militarisés sont stationnés dans le port de Kaohsiung, à Taïwan, le 15 novembre 2024. Ces navires sont prêts à défendre Taïwan en cas d'agression ou d'invasion par la Chine. (JIMMY BEUNARDEAU/Hans Lucas/AFP via Getty Images)
Von 25 février 2025

Les garde-côtes taïwanais ont annoncé avoir intercepté mardi un navire à l’équipage chinois après qu’un câble sous-marin de télécommunications a été sectionné au large de l’île.

Taiwan a signalé plusieurs cas de câbles sous-marin coupés ces derniers mois, des incidents attribués soit à des causes naturelles ou à des bateaux chinois.

Le « Hongtai », battant pavillon togolais, a été « escorté » jusqu’à Taïwan et l’affaire « traitée conformément aux règles de sécurité nationale », ont déclaré les garde-côtes dans un communiqué.

Sabotage intentionnel ou simple accident

La société taïwanaise Chunghwa Telecom avait indiqué plus tôt mardi qu’un câble avait été endommagé entre Penghu, un archipel du détroit de Taïwan, et l’île principale de Taïwan, a indiqué le ministère des Affaires numériques.

Taipei, TAIWAN : un homme passe devant un logo de Chunghwa Telecom à Taipei le 28 décembre 2006. (SAM YEH/AFP via Getty Images)

« La question de savoir si la rupture du câble sous-marin est due à un sabotage intentionnel ou à un simple accident sera déterminé lors de l’enquête », ont affirmé les garde-côtes.

« Il n’est pas exclu qu’il s’agisse d’une intrusion de la Chine dans la zone grise »

L’équipage du navire, sous pavillon de complaisance, était composé de huit marins chinois et bénéficiait d’un financement chinois, a indiqué la même source.

« Il n’est pas exclu qu’il s’agisse d’une intrusion de la Chine dans la zone grise », ont déclaré les garde-côtes, faisant référence à des actions de déstabilisation qui ne constituent pas un acte de guerre.

« Les garde-côtes coopèreront avec les procureurs dans le cadre de l’enquête », ont-ils ajouté. Des membres de l’équipage étaient interrogés toujours mardi après-midi par des procureurs, a indiqué une source des garde-côtes à l’AFP.

Une pression militaire accrue de la Chine

Le ministère chinois des Affaires étrangères a dit « ne pas être au courant » d’un tel incident. Pékin considère l’île, gouvernée séparément depuis 1949, comme une partie de son territoire et n’a jamais renoncé à employer la force pour en reprendre le contrôle.

Ces dernières années, la Chine a accru sa pression militaire et déployé quasi-quotidiennement des avions de combat ainsi que des navires de guerre autour de l’île. Taïwan est relié par 14 câbles sous-marins internationaux et 10 câbles nationaux, qui ont une grande importance stratégique pour assurer les télécommunications.

Une inquiétudes croissantes pour la sécurité des câbles

Taïwan a fait part d’inquiétudes croissantes pour la sécurité de ses câbles depuis qu’un cargo chinois a été soupçonné d’en avoir sectionné un au nord-est de l’île cette année.

Par ailleurs, deux câbles sous-marins anciens desservant l’archipel taïwanais de Matsu ont cessé de fonctionner le mois dernier, ce qui a été attribué à une « détérioration naturelle ». En février 2023, deux lignes de télécommunications sous-marines desservant Matsu avaient été coupées à quelques jours d’intervalle, perturbant les communications pendant des semaines.

Les navires de pêche ou les dragueurs de sable chinois soupçonnés

Les autorités de Taipei soupçonnent les navires de pêche ou les dragueurs de sable chinois, qui jettent souvent l’ancre ou raclent les fonds marins dans les eaux taïwanaises, d’être à l’origine de ces incidents.

Le mois dernier, les garde-côtes taïwanais ont identifié au total 52 navires « suspects », contrôlés par des entités chinoises mais immatriculés sous des pavillons de complaisance de Mongolie, du Cameroun, de Tanzanie, du Togo et de Sierra Leone, qu’ils disent surveiller de près.

Les navires sous surveillance s’approchant de câbles sous-marins sont avertis par radio qu’ils doivent quitter la zone, et des inspections à bord effectuées si nécessaire.



Kommentare
Liebe Leser,

vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.

Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.

Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.


Ihre Epoch Times - Redaktion