Téhéran et Bagdad se réconcilient sur le dos des Kurdes

Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a reçu jeudi à Téhéran le soutien du guide suprême iranien aux "mesures" prises par Bagdad "pour défendre la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Irak".
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Le président iranien, Ali Larijani (D), salue le Premier ministre irakien Haider al-Abadi (G) lors d'une réunion à Téhéran le 22 octobre 2014. (BEHROUZ MEHRI / AFP / Getty Images)
Von 26 octobre 2017

M. Abadi a rencontré l’ayatollah Ali Khamenei en fin de matinée quelques heures après que les forces gouvernementales irakiennes eurent annoncé avoir lancé l’assaut contre le dernier bastion irakien du groupe terroriste État islamique (EI) et alors qu’elles combattent encore pour reprendre aux Kurdes des zones disputées dans le nord du pays.

« Le guide a apporté son soutien aux mesures prises par le gouvernement irakien pour défendre l’unité, la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Irak, qu’il a qualifié de pays indispensable et important au sein du monde arabe », indique un communiqué publié par le bureau de M. Khamenei après la rencontre.

Arrivé mercredi soir à Téhéran, le Premier ministre irakien -qui est accompagné de plusieurs ministres de son cabinet (Intérieur, Pétrole, Plan et Électricité)- a également rencontré le président iranien Hassan Rohani.

La télévision d’État iranienne a diffusé des images de leur entrevue, sans fournir d’éléments sur la teneur des discussions.

L’Iran appuie Bagdad dans sa lutte contre l’EI et a montré la même opposition que le gouvernement irakien au référendum d’autodétermination organisé le 25 septembre par les autorités de la province autonome du Kurdistan irakien.

Avant ses entretiens avec MM. Khamenei et Rohani, M. Abadi a eu une réunion de travail avec le premier vice-président iranien Eshagh Jahangiri.

« Sur la question du référendum, Téhéran se tient au côté du gouvernement central irakien depuis le début », a déclaré M. Jahangiri, cité par l’agence officielle iranienne Irna.

Selon les médias officiels iraniens, la visite de M. Abadi doit permettre de renforcer les relations bilatérales entre l’Irak et l’Iran -déchirés par un violent conflit entre 1980 et 1988- et de discuter des perspectives d’intégration régionale de l’Irak une fois que le pays aura été débarrassé de l’EI.

Qualifiant « d’exemplaires » les relations entre Téhéran et Bagdad, M. Jahangiri a déploré le manque de progrès des relations économiques entre les deux pays et a indiqué que Téhéran était prêt à « encourager » les acteurs du secteur privé iranien à investir en Irak, selon Irna.

Après une tournée diplomatique dans plusieurs pays arabes, M. Abadi a été reçu mercredi à Ankara par le président turc Recep Tayyip Erdogan. Sa visite a permis de sceller un rapprochement favorisé par une opposition commune de la Turquie et du gouvernement de Bagdad à l’indépendance des Kurdes d’Irak.

Cette même opposition aux aspirations indépendantistes du Kurdistan a permis un rapprochement entre Ankara et Téhéran consacré début octobre à l’occasion d’une visite de M. Erdogan à Téhéran.



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