Torture dans les geôles syriennes
Deux nouvelles plaintes pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre ont été déposées auprès de la justice allemande par 13 Syriens pour des actes de torture commis dans les geôles du régime d’Assad, a annoncé mercredi l’ONG qui appuie cette démarche.
Ces plaintes, qui suivent celle déjà déposée en mars par sept Syriens, visent 17 hauts responsables de ce pays.
Parmi les personnes mises en cause figurent le plus haut dirigeant des services de sécurité syriens, Ali Mamlouk, et le chef des services de renseignement de l’armée de l’air, Jamil Hassan, selon l’ONG European Center for Constitutional and Human rights (ECCHR).
« Cette plainte en Allemagne constitue pour moi à l’heure actuelle la seule possibilité de me battre pour que justice soit faite dans mon pays », a indiqué à l’AFP l’un des plaignants, Yazan Awad, un Syrien de 30 ans réfugié depuis deux ans en Allemagne qui affirme avoir été détenu au centre de détention d’al-Mezzeh, considéré comme un centre de tortures.
Déposés auprès du Parquet fédéral de Karlsruhe (sud-ouest), ces recours s’appuient sur le principe juridique de la compétence universelle qui permet à un État de poursuivre les auteurs de crimes quelle que soit leur nationalité et l’endroit où ils ont été commis. L’Allemagne est l’un des rares pays au monde à appliquer ce principe.
L’ECCHR, qui a préparé ces plaintes avec deux avocats et activistes syriens Anwar al-Bunni et Mazen Darwish, réclame que des mandats d’arrêt internationaux soient lancés contre les principaux responsables syriens.
En septembre, près de 27.000 photos inédites exfiltrées de Syrie par « César », un ex-photographe de la police militaire syrienne, avaient été remises au Parquet fédéral.
La justice allemande a également lancé en 2011 une enquête structurelle en l’absence de plaintes et réunit depuis des preuves de crimes commis par la dictature syrienne.
En Espagne, une plainte du même type déposée par une Espagnole d’origine syrienne avait été rejetée par la justice en juillet.
En France, plusieurs procédures sont en cours, notamment concernant la disparition de deux Franco-syriens en 2015.
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