Toulouse : crèmes et massages offerts à des détenus, Gérald Darmanin et le syndicat FO Justice indignés
Pour la Saint-Valentin au sein de la maison d’arrêt Toulouse-Seysses, les détenus ont eu droit à des soins du visage et à des massages. Le syndicat FO Justice s’en est indigné, via un communiqué publié le 13 février dernier. Choqué, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a déclaré ce lundi qu’il mettait fin à ces « activités ludiques ».
Les conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation (CPIP) locaux ont organisé plusieurs prestations pour les détenus de la maison d’arrêt Toulouse-Seysses. Outre les cours de danse country qui ont récemment été dispensés, une trentaine de détenus ont pu profiter gratuitement de soins pour le visage et de crèmes le 14 février dernier, comme le rapporte La Dépêche. Dans cette lignée, des cours de yoga sont d’ores et déjà prévus au programme.
« Vous ne rêvez pas, tout cela est payé par nos impôts »
« Pour FO Justice Seysses, on ne peut pas dire que les conditions de travail des agents soient au beau fixe. Cela aurait été sûrement plus bénéfique qu’aux détenus. Mais, pas une seconde, on ne pense à son personnel », a expliqué à propos de ces prestations FO Justice dans son communiqué. « Vous ne rêvez pas, tout cela est payé par nos impôts. »
« FO Justice Seysses reste vraiment ébahie quant à cette activité offerte à la population pénale. Quelle peut être l’image envoyée à toutes les familles victimes (de viol, de meurtre, d’agressions, de séquestrations… etc.) ? » a également écrit l’organisation syndicale.
Crèmes et massages offerts à des détenus: « Il est hors de question d’avoir des activités ludiques qui choquent tous nos concitoyens et m’ont choqué profondément », réagit Gérald Darmanin pic.twitter.com/IaewSSIBud
— BFMTV (@BFMTV) February 17, 2025
« C’est irrespectueux envers les personnels et leurs conditions de travail »
Au micro de BFMTV, le secrétaire du syndicat FO Justice à Seysses Jérôme Combelles n’a pas caché son mécontentement. « Est-ce que c’est utile pour la réinsertion du détenu ? » s’est-il interrogé, se demandant par ailleurs ce qu’allaient penser les familles des victimes. « C’est irrespectueux envers les personnels et leurs conditions de travail », a-t-il martelé.
« Ce n’est plus une prison. Ça pourrait être catalogué comme un centre de vacances », a encore lacé Jérôme Combelles dans l’émission Europe 1 Soir Week-end, faisant remarquer : « Pour le personnel, non, on ne nous propose pas, on dit qu’il n’y a pas d’argent et qu’il faut travailler plus. »
Et parmi les détenus ayant bénéficié de ces prestations figure notamment un homme DPS, à savoir un « détenu particulièrement surveillé », ainsi qu’une femme TIS, c’est-à-dire incarcérée pour des faits de terrorisme en lien avec l’islam radical, stipule encore le syndicat.
« Toutes ces activités sont arrêtées »
« Il est hors de question d’avoir des activités ludiques qui choquent tous nos concitoyens et qui me choquent profondément », a de son côté réagi le ministre de la Justice lors de sa visite à la prison de Condé-sur-Sarthe, ce lundi 17 février, ainsi que le relayent nos confrères. « Personne ne comprend pourquoi elles existent », a ajouté le Garde des Sceaux, assurant que « toutes ces activités » vont être arrêtées. Il a déclaré vouloir désormais limiter les activités à l’intérieur de tous les centres pénitentiaires « au soutien scolaire et à la langue française, à l’activité autour du travail, et à l’activité sportive à l’intérieur de la prison ».
Faisant notamment allusion à son prédécesseur Éric Dupond-Moretti, il a expliqué avoir vu « qu’un certain nombre d’habitudes avaient été prises avant [son] arrivée place Vendôme ». Le ministre dit avoir passé « un certain nombre de messages de fermeté » depuis son entrée au ministère de la Justice.
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