Tour de France : le grand numéro de Ben Healy en solitaire, le dégazage de Pogacar

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Auteur d'un grand numéro, Ben Healy a remporté en solitaire la sixième étape du Tour de France jeudi à Vire où Tadej Pogacar a réussi à se débarrasser de tous ses maillots, dont du jaune cédé à Mathieu van der Poel, pour une petite seconde. (Photo : JASPER JACOBS/BELGA MAG/AFP via Getty Images)
Von 11 juillet 2025

Auteur d’un grand numéro, l’Irlandais Ben Healy a remporté en solitaire la sixième étape du Tour de France jeudi à Vire où Tadej Pogacar a réussi à se débarrasser de tous ses maillots, dont du jaune cédé à Mathieu van der Poel, pour une petite seconde.

Habitué aux chevauchées romantiques, une obligation pour lui tellement il se sent « nul au sprint », Healy a semé ses sept compagnons d’échappée à 42 km de l’arrivée pour aller récolter, à 24 ans, le plus beau succès de sa carrière, deux ans après une victoire sur le Giro, déjà après un raid solitaire.

« J’ai grandi en regardant le Tour à la télévision en rêvant d’y participer un jour, alors gagner une étape est juste incroyable », a déclaré le petit puncheur d’EF Education qui a grandi à Birmingham où son père, féru de cyclisme, l’a mis sur un vélo.

« J’ai tellement travaillé pour ça, pas seulement cette année, mais depuis toujours. Ce sont des heures de sacrifices qui paient enfin », a ajouté cet infatigable attaquant au physique de musicien de pub avec ses cheveux mi-longs, sa petite barbe et ses trois anneaux à l’oreille.

Avec son style inimitable, la tête penchée vers la gauche, signe qu’il puise dans ses réserves, il a fendu la foule, énorme lors de cette belle journée estivale, pour s’imposer avec près de trois minutes d’avance sur le champion des États-Unis Quinn Simmons et le Suisse Michael Storer.

« On a vu qu’il en mettait de partout déjà au départ, a raconté son coéquipier français Alex Baudin. On se disait peut-être qu’il en faisait trop, mais c’est son style de course et ça lui réussit. Une fois qu’on lui laisse dix mètres, bonne chance pour le rattraper. »

Mathieu van der Poel reprend le maillot jaune

Les autres rescapés de l’échappée, dans lequel aucun Français n’a réussi à se glisser, sont ensuite arrivés au compte-goutte. Dont Mathieu van der Poel qui en a profité pour reprendre le maillot jaune à la veille de l’arrivée à Mûr-de-Bretagne où il avait levé les bras en 2021.

« Ça va être une belle journée demain mais ça va être difficile de gagner une nouvelle fois car j’ai beaucoup souffert aujourd’hui », a-t-il dit.

De fait, le Néerlandais, « vraiment limite avec la chaleur » et « au bord des crampes, ce qui ne (lui) arrive jamais », a vu le peloton des favoris se rapprocher à toute vitesse dans le final pour finalement reprendre la tête du général pour une seconde.

Pogacar, qui n’a pas fait rouler son équipe UAE, ne s’en plaindra pas, d’autant qu’il a réussi à se débarrasser aussi de ses autres maillots distinctifs, le vert et celui à pois.

La veille, le Slovène était devenu le cinquième coureur de l’histoire à être en tête à la fois du classement général, du classement par points et du classement du meilleur grimpeur.

Une razzia qui donne une idée de sa force, mais oblige aussi à multiplier les apparitions sur le podium et à s’astreindre à un long protocole d’obligations, médiatiques notamment.

Si des héros plus ordinaires comme Ben Healy y voient l’accomplissement d’une vie et savourent ces heures en pleine lumière, Pogacar, habitué à tous les honneurs, considère cela plus comme un fardeau qu’autre chose.

Pogacar d’avouer qu’il cherchait à « s’économiser au maximum »

Au Dauphiné déjà le champion du monde, sollicité à longueur d’année, a laissé entrevoir son agacement. Sur le Tour, il expédie ses conférences de presse en trois réponses lapidaires, pendant que ses collègues, y compris des coureurs peu causants comme Mathieu van der Poel, répondent pendant de longues minutes, sans même parler de Remco Evenepoel qui adore ça.

Par respect pour la course, Pogacar ne le dira pas de manière aussi radicale. « Ça ne me dérange pas de porter le jaune », a-t-il assuré, avant d’avouer toutefois qu’il cherchait à « s’économiser au maximum ».

Pour démontrer son propos, le Slovène a surtout mis l’accent sur le gros rythme imprimé à la fin par l’équipe Visma de Jonas Vingegaard, destiné selon lui à lui laisser la tête du classement.

« Ils ont dû avoir des infos que Mathieu souffrait et perdait du temps à l’avant. Ils ont vraiment durci, nous on a juste suivi. Aujourd’hui, Visma voulait me donner le jaune. »



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