Tour Eiffel voilée : une marque de vêtements islamiques crée la polémique
La vidéo montrant la Tour Eiffel recouverte d’une tunique islamique, publiée par la marque de vêtements islamiques Merrachi sur ses réseaux sociaux, a provoqué la polémique ce lundi.
« Le gouvernement français déteste l’idée de voir arriver Merrachi », pouvait-on lire ce lundi en découvrant l’animation 3D que la marque de vêtements Merrachi a partagé sur son compte TikTok. Les images dévoilent la tour Eiffel, monument emblématique des Français, enveloppée d’une abaya et d’un voile islamique. De nombreux internautes ont réagi à cette mise en scène, qualifiée par certains de provocatrice.
Clip promotionnel d’une boutique (éphémère pour le moment) « Merrachi » spécialisée dans le voile etc. qui va ouvrir à Paris, du 18 au 30 mars, rue de Turenne @FBBlackler @CERIFrerisme pic.twitter.com/6MCk0neffW
— Lucie (@PontCharrault) March 11, 2025
« Vous vous souvenez quand ils ont interdit le hidjab ? »
Pour le moment, l’entreprise Merrachi n’a qu’une seule boutique en Europe, précisément à Amsterdam (Pays-Bas) d’où elle est originaire, comme le précise Le Figaro. Elle ne dispose d’aucune boutique physique en France, d’où sa légende « Le gouvernement français déteste voir Merrachi arriver », sous-entendant ainsi que la marque compte s’implanter dans l’Hexagone.
« Vous vous souvenez quand ils ont interdit le hidjab ? », peut-on également lire sous cette légende. Une interrogation mensongère qui a suscité des réactions indignées, le hidjab – qui est un voile couvrant les cheveux des femmes – n’étant pas interdit dans l’espace public en France. Mais il l’est en revanche dans les établissements scolaires publics, alors que la « burqa », elle, est interdite car elle dissimule le visage.
« Si cela n’est pas de la provocation dites-moi c’est quoi »
De nombreux utilisateurs musulmans ont applaudi la publication de Merrachi, déclarant entre autres : « Mais elle est beaucoup plus belle avec un hidjab ! » ; « Même la Tour Eiffel a compris la mission » ; « Sœur Eiffel, bienvenue en islam » ; « Bravo tu es devenue musulmane » ; « Elle est mille fois mieux comme ça » ; « Paris est musulman maintenant, et nous sommes fiers ».
Cependant, de nombreux internautes n’ont pas apprécié de voir Merrachi s’attaquer de la sorte à la Dame de fer. « Si cela n’est pas de la provocation dites-moi c’est quoi » ; « C’est un message clair de conquête et de colonisation » ; « Pourquoi se gêner ! C’est la soumission totale en France », ont écrit des utilisateurs sur X.
« Il faut être implacable »
Philippe Murer, économiste, essayiste et homme politique français également cofondateur du Mouvement Politique Citoyen, s’est quant à lui fendu d’un tweet appelant à une réaction de Bruno Retailleau et de son gouvernement. « Il faut être implacable : interdire les magasins de cette marque et couper l’accès à leur site de vente internet en France. Se faire respecter », a-t-il indiqué sur le réseau social.
La députée du Rassemblement national, Lise Pollet, a quant à elle qualifié d’« inacceptable » cette « publicité provocatrice », pointant « une instrumentalisation idéologique et commerciale qui heurte nos valeurs républicaines et notre patrimoine ».
Sur son site, la marque Merrachi propose aussi bien des foulards, des voiles et des hijabs que des abayas ou des robes longues, l’entreprise mettant en avant des vêtements « modestes ». Sa fondatrice Nada Merrachi, y est d’ailleurs décrite comme l’une des « pionnières de la mode modeste », dont l’objectif est de promouvoir « unité et inclusivité ».
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