Les touristes, bientôt de retour en France

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Moins de touristes étrangers sont venus en France en 2016, mais le pays reste toujours la première destination touristique mondiale. (FRANCOIS GUILLOT/AFP/Getty Images)
Von 28 février 2017

« Paris n’est plus Paris », lançait Donald Trump lors d’une conférence de presse vendredi dernier. Et le président américain de citer « un ami » amoureux de la ville lumière qui n’osait plus y déposer un orteil. La faute aux attentats, aux terroristes. Anne Hidalgo, pour lui répondre, prenait la pose aux côtés de Mickey et Minnie, annonçant fièrement au président américain les chiffres de fréquentation des touristes d’outre-Atlantique : +30% au cours du dernier trimestre.

 

Toutefois, cette embellie, due à une très bonne fréquentation touristique sur les fêtes de fins d’année, se doit d’être tempérée. En novembre dernier, Disneyland Paris enregistrait une baisse de la fréquentation, chiffrant le manque à gagner à 700 millions d’euros. Cette année a été exceptionnellement difficile pour Disneyland Paris. « Nous avons été impactés par plusieurs facteurs externes qui ont fortement affecté l’industrie du tourisme dans la région », affirme la présidente du groupe Catherine Powell. La firme à la souris a subi les effets croisés d’une mauvaise météo, de mouvements sociaux aux printemps, et surtout, du contexte de sécurité renforcée.

« La fréquentation touristique de la destination Paris Île-de-France est en baisse de 4,7% par rapport à 2015 »

Le 21 février, le Comité du tourisme sortait les derniers chiffres de la fréquentation. Bilan : 1,5 million de touristes ont déserté les belles rues de la capitale. Les plus réfractaires sont les Japonais (-39% de fréquentation, équivalent à 215 000 touristes) et les Chinois (-21,5%, soit 268 000 touristes en moins).

 
Le tourisme franco-français n’a pas évolué, stagnant à 16,7 millions. Le manque à gagner, en considérant la consommation touristique, s’élève à 1,3 milliard d’euros. « Avec près de 31 millions d’arrivées hôtelières au cours de l’année 2016, la fréquentation touristique de la destination Paris Île-de-France est en baisse de 4,7% par rapport à 2015 du fait de la baisse des clientèles internationales (-8,8%) », estime le Comité.

 
En novembre, l’État a dû intervenir et consacrer une enveloppe de 40 millions d’euros pour la défense du tourisme français. Une mesure qui a porté ses fruits, si l’on considère « le rattrapage des fêtes de fins d’années » observé par le Comité. De plus, celui-ci note une forte progression des chiffres du tourisme d’affaires, dépassant les records de 2011 et de 2012. Malgré cette baisse, la France demeure la première destination touristique.

Le risque terroriste « reste élevé »

François Martin, adjoint délégué au tourisme, a fait récemment savoir lors d’un point presse que la situation du risque terroriste restait « élevée » dans la capitale. « Les sites les plus exposés, au premier rang la tour Eiffel, doivent faire l’objet de mesures de sécurité particulières », a-t-il ajouté.

 
La tour Eiffel, qui accueille 6 millions de visiteurs par an, devrait ainsi se voir dotée d’un mur aux parois transparentes. Le dispositif, inclus dans un plan d’attractivité du monument pour lequel la Mairie déboursera 300 millions d’euros, devrait renforcer la sécurité du parvis. Tout en répondant à certains impératifs, comme la suppression des files d’attente, il protègera contre l’intrusion de véhicules ou d’individus. Rassurer, prévenir, mais aussi préserver et attirer, de quoi sécuriser autant les touristes que le tourisme lui-même.



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