Tunisie: 200 arrestations, dizaines de blessés après une nouvelle nuit de heurts

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Les manifestants tunisiens ont jeté des pierres sur les forces de sécurité dans le district de Djebel Lahmer, à Tunis, tôt le 10 janvier 2018, après que les hausses de prix ont déclenché des manifestations dans le pays. Des échauffourées ont éclaté entre les manifestants et la police tunisienne, un jour après la mort d'un homme lors de violentes manifestations contre l'augmentation des coûts et l'austérité du gouvernement. Des centaines de jeunes sont descendus dans les rues de Tebourba, à l'ouest de Tunis, jetant des pierres sur les forces de sécurité qui ont riposté en tirant du gaz lacrymogène sur eux, a indiqué un journaliste de l'AFP. Des affrontements similaires ont été observés dans les régions intérieures pauvres de Kasserine et Jelma, près de Sidi Bouzid, berceau des manifestations qui ont déclenché les soulèvements du Printemps arabe en 2011. Des affrontements ont également éclaté dans la ville centrale de Gafsa, ont indiqué des journalistes de l'AFP. (SOFIENE HAMDAOUI / AFP / Getty Images)
Von 10 janvier 2018

Plus de 200 personnes ont été arrêtées et des dizaines blessées lors de heurts dans plusieurs villes de Tunisie, a indiqué le ministère de l’Intérieur mercredi après une deuxième nuit de troubles sociaux alimentés par des mesures d’austérité, sept ans après la révolution.

Un supermarché Carrefour de la banlieue sud de Tunis a été pillé, a déclaré le porte parole du ministère de l’Intérieur Khlifa Chibani à des radios locales, ajoutant que 49 policiers avaient été blessés lors des échauffourées à travers le pays, et 206 personnes impliquées dans les troubles arrêtées.

Dans la soirée et la nuit, la police et l’armée ont été déployées dans plusieurs villes de Tunisie, dont Tebourba, à 30 km à l’ouest de Tunis, où des jeunes sont descendus dans les rues par centaines après l’enterrement mardi après-midi d’un homme décédé lors de heurts dans la nuit précédente.

Des incidents ont également eu lieu à Gafsa (sud), Kasserine (centre) ou encore Sidi Bouzid, d’où était partie en décembre 2010 la contestation sociale marquant le début des Printemps arabes.

La polémique perdurait sur les causes de la mort de l’homme, âgé de 45 ans, présenté par des manifestants comme un martyr alors que les résultats de l’autopsie organisée mardi n’ont pas encore été rendus publics.

Le ministère de l’Intérieur a démenti que cet homme ait été tué par la police, assurant qu’il ne portait aucune marque de violence.

Ces incidents font suite à des mobilisations pacifiques contre la hausse des prix et un budget d’austérité entré au vigueur au 1er janvier, prévoyant de nombreuses hausses d’impôts.

 

(FETHI BELAID/AFP/Getty Images)

Les manifestants tunisiens ont jeté des pierres sur les forces de sécurité dans le district de Djebel Lahmer, à Tunis, tôt le 10 janvier 2018, après que les hausses de prix ont déclenché des manifestations dans le pays. Des échauffourées ont éclaté entre les manifestants et la police tunisienne, un jour après la mort d’un homme lors de violentes manifestations contre l’augmentation des coûts et l’austérité du gouvernement. Des centaines de jeunes sont descendus dans les rues de Tebourba, à l’ouest de Tunis, jetant des pierres sur les forces de sécurité qui ont riposté en tirant du gaz lacrymogène sur eux, a indiqué un journaliste de l’AFP. Des affrontements similaires ont été observés dans les régions intérieures pauvres de Kasserine et Jelma, près de Sidi Bouzid, berceau des manifestations qui ont déclenché les soulèvements du Printemps arabe en 2011. Des affrontements ont également éclaté dans la ville centrale de Gafsa, ont indiqué des journalistes de l’AFP.

(Capture d’écran Twitter)

R.B avec AFP



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