Tunisie : nouveau gouvernement confié à une femme, Najla Bouden

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6000 manifestants scandent des slogans lors d'une manifestation à Tunis, le 26 septembre 2021, contre les récentes mesures prises par le président Kaïs Saïed pour renforcer son emprise sur le pouvoir. (Photo : FETHI BELAID/AFP via Getty Images)
Von 11 octobre 2021

La Tunisie s’est dotée ce lundi d’un nouveau gouvernement, onze semaines après l’éviction du précédent cabinet par le Président Kais Saied qui s’est arrogé les pleins pouvoirs le 25 juillet.

« Le Président de la République promulgue un décret nommant le chef du gouvernement et ses membres », a indiqué la présidence dans un communiqué, peu avant la diffusion par la télévision officielle de la cérémonie de prestation de serment.

Pour la première fois dans l’histoire du pays, la formation du gouvernement a été confiée à une femme, l’universitaire Najla Bouden, mais celle-ci ainsi que son équipe jouiront de prérogatives considérablement réduites après le coup de force de Kais Saied.

Mme Bouden a été nommée le 29 septembre, plus de deux mois après le limogeage le 25 juillet du Premier ministre Hichem Mechichi par le chef de l’État qui a également gelé le Parlement et pris en main le pouvoir judiciaire.

La lutte contre la corruption en première ligne

Dans un discours lors de la prestation de serment, Najla Bouden âgée de 63 ans, a affirmé que « la lutte contre la corruption sera le plus important objectif » de son gouvernement, qui compte 25 membres. L’annonce du nouveau gouvernement survient au lendemain d’une nouvelle manifestation à Tunis contre les mesures d’exception décidées par M. Saied, à laquelle ont participé au moins 6000 personnes dans la capitale Tunis.

Après deux mois d’incertitudes, M. Saied a promulgué le 22 septembre un décret officialisant la suspension de plusieurs chapitres de la Constitution et instaurant des « mesures exceptionnelles », censées être provisoires, le temps de mener des réformes politiques, dont des amendements à la Constitution de 2014.

En pleine crise socio-économique et sanitaire et après des mois de blocage politique, M. Saied avait invoqué un « péril imminent » pour justifier ses actions, dénoncées comme un « coup d’État » par ses opposants et des ONG.

 


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