Un Afghan et quatre de ses proches rapatriés en France soupçonnés de liens avec les talibans placé sous surveillance de la DGSI
Rapatriés en France, cinq Afghans présumé proche des talibans ont été mis sous surveillance par les autorités françaises, l’un d’entre eux a été placé en garde à vue lundi 23 août.
Ces cinq hommes ont fait l’objet d’une « mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance » (Micas), prévue dans le cadre des lois antiterroristes. Un Afghan âgé d’une trentaine d’années a particulièrement retenu l’attention des renseignements français : « même si cette personne a très largement aidé à l’évacuation de l’ambassade de France, nous pensons qu’il peut être lié aux talibans », a expliqué le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.
L’individu a été vu avec ses proches portant des armes dans les rues de Kaboul avant la prise du pouvoir des Talibans en Afghanistan. Suspecté par les autorités, cet homme a d’ailleurs admis son appartenance au mouvement et reconnu avoir porté des armes en tant que responsable d’un chekpoint taliban à proximité de l’Ambassade de France.
« Devant les difficultés extrêmement fortes de pouvoir faire des enquête de sécurité sur les personnes devant être rapatriées », les autorités françaises « ont accepté d’embarquer cette personne et sa famille », a ajouté le ministre.
Se souvenir de ce tweet du 1er Ministre au moment où sont accueillis des hommes Afghans dont 5(à notre connaissance mais peut être plus?)font déjà l’objet de Micas et sans info sur les 100 mille afghans qui seraient déjà sur notre sol#2poids2mesures#chretiensdorient #yazidis pic.twitter.com/0MjNF4vP78
— Valérie Boyer (@valerieboyer13) August 23, 2021
« Restriction de liberté »
À l’arrivée du vol à Abu Dhabi, la Direction générale de la surveillance intérieure (DGSI) « a fait le travail qu’elle n’avait pas pu faire à Kaboul » en menant des entretiens de sécurité, a expliqué M. Darmanin. Le principal intéressé et trois autre de ses proches « pour l’heure non directement soupçonnés », se sont vu notifier la MICAS. « La DGSI a ensuite constaté que le cinquième suspects avait des liens avec les quatre autres, bien qu’étant venu séparément », a détaillé le ministre.
Les cinq sont sous « surveillance de la DGSI » et font l’objet de mesures de « restriction de liberté », a-t-il précisé. « Je n’ai pas eu d’autres remontées de la DGSI » quant à d’autres ressortissants pouvant être concernés par de telles mesures, a-t-il ajouté. « Cependant nous sommes extrêmement attentifs ».
Réactions de Xavier Bertrand et Marine Le Pen
« Le gouvernement doit expliquer aux Français ce qui empêcherait d’expulser en urgence absolue ces individus », a réagi sur Twitter Xavier Bertrand, candidat de droite à la présidentielle. « Le droit doit s’adapter aux besoins de notre sécurité. Pas l’inverse ».
Cinq Afghans liés aux talibans sous surveillance administrative antiterroriste. Le Gouvernement doit expliquer aux Français ce qui empêcherait d’expulser en urgence absolue ces individus. Le droit doit s’adapter aux besoins de notre sécurité. Pas l’inverse. https://t.co/6TxOO49ciH
— Xavier Bertrand (@xavierbertrand) August 23, 2021
« Le ‘devoir’ d’accueil de la France passe en second plan quand la sécurité des Français est menacée. Cet impératif tombe sous le sens sauf pour… le gouvernement ! », a de son côté tweeté Marine Le Pen (RN).
Le « devoir » d’accueil de la France passe en second plan quand la sécurité des Français est menacée. Cet impératif tombe sous le sens sauf pour… le Gouvernement ! MLPhttps://t.co/XPjvLDCfEA
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) August 23, 2021
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