Un client malvoyant et son chien expulsés d’un Monoprix de Marseille, l’entreprise en procès
Un client atteint de déficience visuelle poursuit Monoprix en justice après avoir été expulsé de l’un de ses magasins à Marseille, à cause de la présence de son chien guide d’aveugle.
Ce vendredi 5 juillet, l’ancien directeur d’un Monoprix ainsi que l’enseigne ont comparu devant le tribunal correctionnel de Marseille (Bouches-du-Rhône). Ils sont accusés d’avoir refusé l’entrée du magasin à un homme atteint de déficience visuelle, car il était accompagné de son chien d’assistance, rapporte 20 Minutes.
Les faits remontent à 2018. Le directeur de l’établissement avait demandé au malvoyant de prendre la porte, soutenant que les animaux n’étaient pas tolérés dans l’établissement pour des raisons d’hygiène. « J’ai montré la carte qui stipule que mon chien a été formé par l’école des chiens-guides, a souligné le plaignant à l’audience. Mais il n’a même pas daigné regarder. » À noter que l’avocat du prévenu affirme l’inverse, et qu’aucun document n’aurait été présenté.
Obtenir une jurisprudence
Le trentenaire aurait ensuite fait les frais d’une expulsion musclée après avoir été séparé de son chien. Dans son malheur, le jeune homme a été filmé et ce dernier a publié les images sur les réseaux sociaux. La secrétaire d’État de l’époque, chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel, était même intervenue et avait contacté l’entreprise pour demander des explications.
Depuis cet incident, le directeur a été licencié pour faute grave et est en recherche d’emploi, selon Le Figaro. De son côté, le client atteint d’une rétinite pigmentaire souhaite obtenir une jurisprudence pour lutter contre ces actes de discrimination. Plusieurs associations se sont également portées partie civile dans ce dossier. Les prévenus encourent jusqu’à cinq ans de prison et 75.000 euros d’amendes.
vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.
Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.
Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.
Ihre Epoch Times - Redaktion