Un corps repéré dans l’épave de l’avion transportant le footballeur Sala

L'avion disparu au-dessus de la Manche qui transportait le footballeur argentin Emiliano Sala et son pilote a été retrouvé, a déclaré dimanche le Bureau d'enquête britannique sur les accidents aériens (AAIB) à l'AFP.
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-Cette photo prise le 30 janvier 2019 montre la plage située près de la ville de Surtainville, dans le nord-ouest de la France, où deux coussins de siège d'avion échoués au milieu des côtes normandes étaient probablement susceptibles de provenir de l'avion disparu transportant le footballeur Emiliano Sala, selon le journal. Photo de CHARLY TRIBALLEAU / AFP / Getty Images.
Von 4 février 2019

Des images vidéo ont permis de repérer un corps dans l’épave de l’avion transportant le footballeur italo-argentin Emiliano Sala et le pilote britannique David Ibbotson qui s’est abîmé dans la Manche, a annoncé lundi le Bureau d’enquête britannique sur les accidents aériens (AAIB).

Près de deux semaines après sa disparition, l’épave avait été détectée dimanche matin par un navire équipé de sonars, le FPV Morven. Ce bateau avait été déployé par la société Blue Water Recoveries, mandatée par la famille d’Emiliano Sana pour mener des recherches. Les enquêteurs de l’AAIB, qui menaient leurs propres recherches, ont déployé un bateau, le Geo Ocean III, et utilisé un véhicule sous-marin télécommandé (ROV, Remotely Operated Vehicle) pour explorer les fonds marins.

Les images ont montré qu’« un occupant est visible dans l’épave », a indiqué l’AAIB dans un communiqué. « L’image montre le côté arrière gauche du fuselage, y compris une partie de l’immatriculation de l’aéronef », a-t-il précisé. Tweetée par l’AAIB, l’image indique une profondeur de 67,7 mètres. L’épave avait été détectée peu de temps après le début des recherches menées conjointement par l’AAIB et les enquêteurs privés de la société Blue Water Recoveries dimanche matin.

Une fois l’appareil repéré par le FPV Morven, les enquêteurs de l’AAIB « ont plongé avec leur véhicule télécommandé, un submersible muni de caméras et de lumières et ils ont confirmé que c’était bien l’avion. Ils ont vu le numéro d’immatriculation », a expliqué David Mearns, dirigeant de la société Blue Water Recoveries, lundi matin à la BBC. « A notre plus grande surprise, la plus grande partie de l’avion était là », a ajouté M. Mearns.

Emiliano Sala, 28 ans, et David Ibbotson, son pilote de 59 ans, voyageaient à bord d’un monomoteur Piper Malibu qui a disparu des radars le soir du 21 janvier au-dessus de la Manche, à une vingtaine de kilomètres au nord de l’île anglo-normande de Guernesey. Les deux hommes étaient partis de Nantes (ouest de la France), où l’attaquant évoluait jusque-là, et devaient rejoindre Cardiff (pays de Galles), ville du club où il venait d’être transféré contre une somme estimée par la presse à 17 millions d’euros, un record pour le club gallois.

Le contrôle aérien de l’île voisine de Jersey avait indiqué que l’avion et ses deux occupants, qui volaient dans un premier temps à 5.000 pieds, avaient demandé à descendre et évoluaient à 2.300 pieds avant de disparaître des radars. « Je ne peux pas y croire, c’est un rêve, un mauvais rêve », avait déclaré dimanche Horacio Sala, le père du footballeur, à la télévision argentine, réagissant à la nouvelle de la découverte de l’épave.

Le 26 janvier, la famille d’Emiliano Sala avait annoncé qu’elle allait poursuivre les recherches pour tenter de le retrouver grâce aux fonds récoltés par une cagnotte en ligne, après l’arrêt deux jours plus tôt des opérations de secours coordonnées par la police de Guernesey. La police jugeait « infimes » les chances de survie du joueur et de son pilote.

La famille avait reçu le soutien de plusieurs joueurs, dont les internationaux argentins Lionel Messi, Gonzalo Higuain et Nicolas Otamendi. Des débris de deux sièges provenant « probablement » de l’avion disparu avaient déjà été retrouvés en début de semaine dernière sur une plage de la commune française de Surtainville, dans le département de la Manche (nord-ouest). L’AAIB a dit « étudier maintenant les prochaines étapes, en consultation avec les familles du pilote et des passagers, ainsi que la police. »

« Tant qu’on n’aura pas remonté l’épave on aura du mal à savoir ce qui s’est passé exactement », a expliqué Jean-Paul Troadec, ex-président du Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile, interviewé sur RTL. Une fois remontée, les enquêteurs devraient « examiner l’état des débris, la façon dont l’avion a pu percuter la mer et l’examen des systèmes techniques de l’avion pour vérifier s’il y a eu ou non un problème technique à l’origine de cet accident ».

D.C avec AFP



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