Un militant écologiste assassiné en Amazonie péruvienne
Un militant écologiste luttant contre la déprédation de l’Amazonie a été abattu dans la jungle péruvienne, ont annoncé dimanche les autorités.
Hipolito Quispehuaman a été tué samedi soir alors qu’il conduisait un véhicule de transport de marchandises sur un tronçon de la route interocéanique dans le secteur de Santa Rosa de la région de Madre de Dios, selon la justice.

Un dragueur illégal utilisé pour extraire de la poussière d’or à l’aide de mercure près de Puerto Maldonado, province de Tambopata, région de Madre de Dios, dans la forêt amazonienne du sud-est du Pérou, le 01 septembre 2019. (ERNESTO BENAVIDES/AFP via Getty Images)
M. Quispehuamán était membre du comité de gestion de la réserve nationale de Tambopata.
« En représailles au travail de défense qu’il effectuait »
« L’hypothèse préliminaire retenue par le bureau du procureur est que ce meurtre aurait été commis en représailles au travail de défense qu’il effectuait », a déclaré à la presse la procureure locale, Karen Torres, qui a ouvert une enquête.

Une zone déboisée et en feu de la forêt amazonienne à Autazes, Amazonas, Brésil, le 22 septembre 2023. En date du 21 septembre, 5330 foyers d’incendie avaient été enregistrés dans l’État d’Amazonas. (MICHAEL DANTAS/AFP via Getty Images)
« Je demande justice pour la mort de mon frère, ce genre de chose ne peut pas arriver », a déclaré Angel Quispehuaman à la presse.
« Plus de morts! Ça suffit les assassinats ! «
Le coordinateur national des droits humains (CNDDHH) du pays a « condamné le meurtre et exigé que l’État péruvien prenne des mesures urgentes et efficaces pour protéger la vie et le travail des défenseurs des droits de l’homme ».
« Plus de morts! Ça suffit les assassinats ! « , a réagi cette instance sur le réseau social X.
Le ministère de la Justice s’est pour sa part engagé sur X à « travailler à la défense des victimes, afin que ce crime ne reste pas impuni ».
Déjà un leader écologiste assassiné
En juillet 2024, le militant environnemental indigène Mariano Isacama avait été assassiné dans la région amazonienne d’Ucayali (497 km à l’est de Lima).

Le leader indigène Marcelo Odicio, président de la Fédération autochtone des communautés kakatibo « Fenacoka », à Lima le 17 juillet 2024. Mariano Isacama, un leader écologiste d’une communauté indigène, opposée à la déforestation de l’Amazonie par les cultivateurs illégaux de coca, a été assassiné dans la jungle péruvienne. (CRIS BOURONCLE/AFP via Getty Images)
Les attaques contre les défenseurs de l’environnement se sont multipliées ces dernières années dans les régions amazoniennes du Pérou, où la présence des autorités nationales est rare.
Au moins 54 défenseurs de l’environnement tués au Pérou depuis 2012
Les peuples indigènes sont confrontés à la présence de trafiquants de drogue et à l’exploitation minière illégale qui entraîne une déforestation de la région amazonienne.
Selon l’ONG Global Witness, au moins 54 défenseurs de l’environnement ont été tués au Pérou depuis 2012, dont plus de la moitié étaient des membres des peuples indigènes.
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