Un officier français soupçonné d’espionnage au profit des Russes
Dimanche 30 août, Europe 1 a révélé qu’un officier français en poste sur une base de l’Otan en Italie est soupçonné d’avoir espionné pour le compte de la Russie. Ces informations ont été partiellement confirmées par le gouvernement français qui a annoncé avoir saisi la justice.
« Ce que je peux confirmer, c’est qu’un officier supérieur est sous le coup d’une procédure judiciaire pour atteinte à la sécurité », a déclaré la ministre française des Armées Florence Parly dans l’émission « Le Grand Rendez-vous » de la radio Europe 1, la chaîne CNews et du quotidien Les Échos, sans entrer dans les détails de l’affaire.
L’homme a été arrêté par les services de contre-espionnage, la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), alors qu’il s’apprêtait à repartir en Italie à la fin de ses vacances en France, et placé en détention provisoire à la prison de la Santé à Paris le 21 août dernier pour « intelligence avec une puissance étrangère portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation », a annoncé une source judiciaire.
Le ministère des Armées a seulement confirmé qu’un « officier supérieur en poste à l’étranger » était visé, « pour des faits de nature à causer de graves failles de sécurité ». Selon Europe 1, cet officier a été récemment mis en examen (inculpé, ndlr) pour trahison au bénéfice de la Russie. Il est soupçonné d’avoir fourni des documents ultra-sensibles aux services secrets russes, affirme la radio sur son site internet.
INFORMATION EUROPE 1 – Un officier français soupçonné de trahison au bénéfice de la Russie https://t.co/euJJKRXduQ
— Europe 1 ??? (@Europe1) August 30, 2020
Un lieutenant-colonel âgé d’une cinquantaine d’année
« C’est la France qui a pris l’initiative de cette procédure judiciaire », a souligné Florence Parly, précisant que son ministère avait saisi le procureur de la République en vertu de l’article 40 du Code de procédure pénale, qui impose à toute autorité publique de signaler à la justice un crime ou délit dont elle a connaissance. « Nous avons pris toutes les mesures de sauvegarde qui étaient nécessaires et maintenant il faut que la justice puisse faire son travail dans le respect du secret de l’instruction », a assuré la ministre, sans plus de précisions.
Selon le blog Le Mamouth, spécialisé dans les questions de Défense, l’homme était « était affecté à Naples, principal site de l’Otan en Italie employant des Français ».
D’après Europe 1, ce lieutenant-colonel est âgé d’une cinquantaine d’année et est père de cinq enfants. Il parle russe et a été vu en Italie en compagnie d’un homme identifié comme un agent du GRU, les services de renseignements de l’armée russe. « Il revient désormais à la justice de faire toute la lumière sur ces agissements. Le ministère des Armées lui apportera toute sa coopération, dans le respect du secret de l’instruction en cours », a indiqué le ministère.
Les inculpations et condamnations de militaires pour espionnage au profit d’une puissance étrangère, principalement la Russie ou en son temps l’URSS, sont rares en France, inférieures à une dizaine depuis la Guerre froide.
FOCUS SUR LA CHINE : aveux forcés d’un citoyen britannique en Chine
Le saviez-vous ?
Epoch Times est un média indépendant, différent des autres organisations médiatiques. Nous ne sommes influencés par aucun gouvernement, entreprise ou parti politique. Notre objectif est d’apporter à nos lecteurs des informations factuelles et précises, en étant responsables envers notre lectorat. Nous n’avons d’autre intention que celle d’informer nos lecteurs et de les laisser se faire leur propre opinion, en utilisant comme ligne directrice les principes de vérité et de tradition.
vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.
Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.
Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.
Ihre Epoch Times - Redaktion