Un responsable américain de l’immigration détourne le poème de la statue de la Liberté

The acting US immigration chief came under fire Tuesday for twisting the words of a famed poem that appears on a plaque at the Statue of Liberty.
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-Un bateau de la Garde côtière américaine passe devant la Statue de la Liberté lors du défilé de la Semaine de la flotte, le 22 mai 2019, à New York. Photo de Johannes EISELE / AFP / Getty Images.
Von , , 14 août 2019

Ken Cuccinelli, le directeur par intérim des services américains de l’immigration, a détourné mardi le célèbre poème « Le Nouveau Colosse », inscrit sur la statue de la Liberté, pour défendre la politique migratoire du gouvernement Trump, critiquée pour son manque d’humanisme.

Ce poème d’Emma Lazarus, gravé sur une plaque à l’intérieur du socle de la statue, est devenu un symbole historique de l’accueil des immigrés et des plus démunis aux Etats-Unis, sur lequel le pays s’est développé au 19e siècle.

« Envoyez-moi vos fatigués, vos pauvres qui sont autosuffisants et ne deviendront pas une charge publique », a déclamé, ironiquement, Ken Cuccinelli sur la radio nationale NPR.

Un journaliste lui avait demandé si le célèbre poème faisait bien partie du rêve américain, alors que le gouvernement Trump a annoncé lundi une nouvelle offensive contre les migrants, visant cette fois ceux qui dépendent de l’aide sociale.

  • Le poème de la statue de la Liberté une autre époque!

Le poème de la statue de la Liberté ne fait pas référence à l’autosuffisance financière des nouveaux arrivants en Amérique.

« Envoyez-moi vos fatigués, vos pauvres / Envoyez-moi vos cohortes qui aspirent à vivre libres / Les rebuts de vos rivages surpeuplés », avait écrit la poétesse Emma Lazarus dans son sonnet en 1883.

Selon les nouvelles règles annoncées lundi par le gouvernement républicain de Donald Trump, les migrants bénéficiant de prestations sociales, comme des soins subventionnés ou une allocation logement, risquent de se voir désormais refuser la nationalité américaine.

  • Présenter  la politique, n’est pas réécrire un poème

Le détournement de Ken Cuccinelli a indigné non seulement les responsables de l’opposition démocrate, mais également nombre de commentateurs politiques ou d’internautes.

« Nos valeurs sont gravées dans la roche de la statue de la Liberté. Elles ne seront pas remplacées. Et je me battrai pour ces valeurs et nos communautés d’immigrés« , a ainsi tweeté la sénatrice démocrate Elizabeth Warren, prétendante à la Maison Blanche en 2020.

« Je vais vous dire quelque chose: les Etats-Unis resteront toujours un endroit d’accueil pour les immigrés et les réfugiés, quel que soit l’argent dont ils disposent », a renchéri la sénatrice Kamala Harris, également candidate à la primaire démocrate.

M. Cuccinelli s’est ensuite défendu sur CNN: « Je ne réécris pas le poème. Je présente notre politique ». 

 



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