La pluie vient interrompre le débat mercredi soir sur la guerre Iran-Israël à l’Assemblée nationale

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Capture vidéo (X/LCP)
Von 26 juin 2025

Un débat sur la guerre entre l’Iran et Israël se tient mercredi soir à l’Assemblée, le Premier ministre François Bayrou défendant la position de la France dans un monde confronté à un « séisme géostratégique », devant notamment des députés très critiques à gauche.

Comme un symbole, la séance a été suspendue juste après le discours d’ouverture de M. Bayrou, qui a lancé à la fin de celui-ci : « Est-ce que vous vous êtes aperçu qu’il pleuvait ? » « On a eu une petite fuite là-haut, qui s’est traduite par l’installation de tapis absorbants », a expliqué le président de séance à la reprise, Roland Lescure, alors que de violents orages touchaient Paris.

Le débat, souhaité par le président Emmanuel Macron et organisé conformément à l’article 50-1 de la Constitution, ne fera pas l’objet d’un vote. Il n’a qu’une portée limitée. Il se tient alors qu’un cessez-le-feu est entré en vigueur mardi entre l’Iran et Israël, après 12 jours de guerre.

« Jamais le programme nucléaire iranien n’a été aussi avancé qu’aujourd’hui, sans aucune justification civile crédible », a déclaré dans l’hémicycle François Bayrou, réaffirmant le « soutien » de la France « au peuple israélien, à son droit à l’existence et à la sécurité ». « Pour garantir à long terme que l’Iran ne se dote pas de l’arme nucléaire (…), un accord robuste, vérifiable et durable est indispensable », a-t-il affirmé.

Il a défendu le « rôle singulier de la France » qui avait « joué un rôle de premier plan dans les négociations de l’accord de Vienne » en 2015 destiné à encadrer les ambitions nucléaires de l’Iran. Il a également souligné la nécessité de « construire la puissance européenne ».

Un droit à se défendre ou une attaque ?

Mais à gauche, les critiques fusent sur la réponse de la diplomatie française. « Nous avons été stupéfaits de votre incapacité à condamner l’agression israélienne contre l’Iran », a lancé la cheffe du groupe LFI à l’Assemblée Mathilde Panot. « Vous avez rompu avec l’attachement de la France au droit international (…) en ralliant la doctrine de la guerre préventive », a-t-elle accusé.

Le président « a indiqué qu’Israël avait un droit à se défendre alors qu’il s’agissait purement et simplement d’une attaque », avait également fustigé mardi l’écologiste Léa Balage El Mariki.

La droite défend pour sa part un soutien indéfectible à Israël.

La cheffe de file des députés du Rassemblement national, Marine Le Pen, avait estimé lundi que « les frappes qui visent à détruire spécifiquement les sites nucléaires iraniens doivent être saluées. » « On ne peut que se réjouir que cette dictature islamiste, qui a menacé à de multiples reprises Israël, n’obtienne pas l’arme nucléaire », a-t-elle ajouté.

Emmanuel Macron a par ailleurs promis de réunir les chefs des partis politiques pour « échanger » sur ce conflit mais aussi sur Gaza et l’Ukraine après le sommet de l’Otan, qui s’est tenu mardi et mercredi à La Haye.

Un débat identique aura lieu au Sénat le 2 juillet à 16h30.



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