Une machine à faire du business: des descendants de soldats dénoncent un projet touristique sur le Débarquement

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Les vétérans Bob Laverty, âgé de 94 ans, et Ron Minton (à dr.), 94 ans, le 7 juin 2019 à Caen, saluent lors d'une cérémonie du souvenir dans la ville normande de Thury-Harcourt, où ils ont tous deux participé à l'offensive sanglante pour la capturer. (Photo Christopher Furlong/Getty Images)
Von 29 avril 2024

Des descendants de soldats français du commando Kieffer s’opposent à un projet de spectacle vivant autour du Débarquement et appellent à son abandon, dans une tribune publiée dimanche sur le site du Monde.

« Nous tenons à renouveler notre ferme opposition au projet de show prétendument mémoriel », écrivent-ils, « porté par des ambitions purement économiques (…) au moyen d’un dispositif sensationnaliste ».

« L’actualité nous rappelle cruellement que les guerres sont d’abord des tragédies », regrettent ces descendants d’un groupe de 177 Français débarqué le 6 juin 1944, qui appellent « une nouvelle fois à un sursaut de dignité et à l’abandon définitif de ce projet », à 40 jours des célébrations officielles du 80e anniversaire du débarquement.

Un outrage à la mémoire et au sacrifice de nos pères

Les 34 signataires, descendants de soldats français débarqués sous les ordres du commandant Philippe Kieffer  dénoncent « un spectacle de 45 minutes, avec figurants, un millier de spectateurs chargés, plusieurs fois par jour, sur une tribune mobile défilant devant des décors, quelque vingt-cinq scènes de moins de 2 minutes chacune ». »Tout annonce une machine à faire du business mémoriel pour tour-opérateurs », ajoutent-ils.

Le projet renommé « Normandy Memory » a été autorisé fin 2023 à s’installer sur une friche industrielle en périphérie nord de Caen, à Colombelles. « Le choix de Colombelles, à quelques petits kilomètres » des plages du Débarquement, constitue d’après les signataires « un véritable outrage à la mémoire et au sacrifice de nos pères ».

Joints par l’AFP, le président de la région Normandie Hervé Morin et le président de la communauté urbaine de Caen-la-Mer et maire de Caen Joël Bruneau, mis en cause dans la tribune, n’ont pas souhaité réagir.



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