Université de Columbia : un leader des manifestations pro-palestiniennes arrêté par les autorités américaines

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Des manifestants pro-palestiniens défilent sur le campus de l'université Columbia pour marquer le premier anniversaire de la guerre entre le Hamas et Israël, à New York, le 7 octobre 2024. (KENA BETANCUR/AFP via Getty Images)
Von 10 mars 2025

Un des leaders des manifestations étudiantes pro-palestiniennes de la prestigieuse université de Columbia à New York a été arrêté par les autorités fédérales américaines, alors que Donald Trump a promis d’expulser dans leur pays d’origine les étudiants étrangers « agitateurs ».

Mahmoud Khalil, un des responsables de ces manifestations qui agitent le campus de Columbia depuis le printemps 2024, a été arrêté dimanche « en soutien aux décrets du président Trump interdisant l’antisémitisme, et en coordination avec le département d’État », a annoncé sur X le Department of Homeland Security (DHS), un service de police chargé entre autres du contrôle aux frontières, de l’immigration et de la lutte contre le terrorisme.

« Des activités liées au Hamas, une organisation terroriste désignée »

Le DHS a affirmé que M. Khalil « a mené des activités liées au Hamas, une organisation terroriste désignée », sans plus de précisions. « Nous allons retirer leur visa ou leur Green Card (titre de résidence permanente aux États-Unis, NDLR) à tous les soutiens du Hamas aux États-Unis pour qu’ils puissent être expulsés », a commenté le secrétaire d’État américain Marco Rubio sur X.

« Des agents du Department of Homeland Security ont arrêté Mahmoud Khalil, un Palestinien fraîchement diplômé de Columbia », a indiqué dans un communiqué le Syndicat des étudiants travailleurs de l’université. Selon ce syndicat, M. Khalil dispose du droit de résidence permanente aux États-Unis.

« Columbia continuera à respecter la loi »

Contactée, l’université n’a pas commenté l’arrestation. « Columbia continuera à respecter la loi (…) les forces de l’ordre doivent avoir un mandat judiciaire pour pénétrer dans les parties non-publiques de l’université », a-t-elle indiqué dans un communiqué.

L’université de Columbia, établissement privé de la prestigieuse et sélective Ivy League, qui compte quelque 30.000 étudiants et où le budget pour une année de scolarité s’élève à environ 90.000 dollars, était devenue l’épicentre parfois tendu des manifestations contre les bombardements israéliens à Gaza et le soutien de l’administration Biden à Israël.

A l’appel de sa présidente, qui a depuis démissionné, la police de New York avait délogé manu militari du campus quelques dizaines de militants et étudiants pro-palestiniens le 30 avril 2024.

« Suppression immédiate » de 400 millions de dollars de subventions fédérales

Tout au long de la campagne présidentielle, Donald Trump a vertement critiqué ces manifestations et les universités où elles se déroulaient.

Des manifestants pro-Israël se rassemblent devant le campus de l’université Columbia à New York, le 4 mars 2025. (CHARLY TRIBALLEAU/AFP via Getty Images)

Son gouvernement est passé à l’acte vendredi en annonçant la « suppression immédiate » de 400 millions de dollars de subventions fédérales à l’université de Columbia, l’accusant d’inaction face « à des actes antisémites ».



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