Usine de semi-conducteurs à Crolles: Bercy détaille le montant de l’aide d’État
Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire annonce lundi le montant de l’aide d’État qui sera accordée à la nouvelle usine de semi-conducteurs de STMicroelectronics et GlobalFoundries à Crolles, près de Grenoble, un projet de presque 7,5 milliards d’euros.
Ce nouveau site constitue « le plus grand investissement industriel des dernières décennies, hors nucléaire », selon l’expression de Bruno Le Maire en juillet 2022. À la clé, la création de 1000 emplois.
? DIRECT | Micro tendu de @BrunoLeMaire à l’issue de la signature du contrat relatif à l’aide de l’État au projet de @ST_World et GlobalFounderies ? https://t.co/OviZ8D2hHh
— Ministère de l’Économie et des Finances (@Economie_Gouv) June 5, 2023
Lundi, le ministre doit signer avec les dirigeants du franco-italien STMicroelectronics, Jean-Marc Chéry, et de GlobalFoundries, Thomas Caulfield, les contrats relatifs à l’aide d’État qui a été autorisée fin avril par la Commission européenne, a précisé le ministère de l’Économie vendredi. Le montant de l’investissement s’élevait initialement à 5,7 milliards d’euros lors de l’annonce du projet en juillet 2022. Ni Bercy ni STMicroelectronics, interrogés par l’AFP, n’ont souhaité expliquer la différence.
Cette future usine s’inscrit dans le cadre du « Chips Act », le programme de l’Union européenne pour que l’UE atteigne 20% du marché mondial des semi-conducteurs en 2030, ce qui signifie quadrupler la production européenne actuelle. Le plan, qui a fait l’objet d’un accord entre les États membres de l’UE et le Parlement européen le 18 avril, assouplit les règles en matière de subventions publiques au secteur.
« 6% de nouvelles capacités de production » dans l’UE
Le « Chips Act » européen prévoit de mobiliser au total 43 milliards d’euros d’investissements publics et privés dans la production de semi-conducteurs. L’objectif de l’UE est de retrouver une place aux côtés de l’Asie et de l’Amérique dans la production mondiale de semi-conducteurs. « Le projet permettra d’ajouter pratiquement 6% de nouvelles capacités de production à la capacité européenne existante », a souligné le ministère de l’Économie. « L’objectif est d’augmenter les capacités de production française de 620.000 plaques de semi-conducteurs par an à l’horizon 2028 », a-t-il ajouté.
L’Europe a vu sa part de marché chuter ces dernières décennies à moins de 10% de la production mondiale, tandis que s’aggravait sa dépendance à l’égard des producteurs asiatiques qui dominent le marché mondial : Taïwan (où sont produites 90% des puces les plus avancées dans le monde), Corée du Sud, et de plus en plus Chine.
Une politique industrielle interventionniste assumée
Or, la pandémie de Covid-19, en paralysant les chaînes d’approvisionnement en Asie, a entraîné d’importantes pénuries de puces au point de mettre en difficulté l’industrie automobile européenne, un électrochoc pour le continent.
La pandémie et les tensions géopolitiques autour de la Chine ont fait prendre conscience de la nécessité de produire en Europe ces composants indispensables, et convaincu Bruxelles d’assumer une politique industrielle interventionniste dans un continent traditionnellement très ouvert à la concurrence mondiale. « Sur demande de l’État », STMicroelectronics et GlobalFoundries « s’engagent à rendre prioritaires les commandes, « jusqu’à 5% des capacités annuelles de production, pour servir des besoins souverains, de sécurité nationale, ou des besoins spécifiques aux TPE et aux PME », selon Bercy.
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