Veillée de Tiananmen interdite à Hong Kong: une vingtaine de militants au tribunal

Hong Kong activists shouted anti-government slogans outside court on Tuesday as more than two dozen high profile figures appeared over a banned vigil to mark the Tiananmen Square crackdown.
Titelbild
-Des militants tiennent un souvenir aux chandelles dans le parc Victoria à Hong Kong le 4 juin 2020. Une vingtaine de personnes arrêtées et poursuivies, jugées au tribunal de Hong Kong ce jour. Photo par Anthony WALLACE / AFP via Getty Images.
Von 15 septembre 2020

Des militants pro-démocratie ont scandé mardi des slogans contre le gouvernement près du tribunal de Hong Kong où comparaissaient une vingtaine de personnes poursuivies pour avoir participé à la traditionnelle veillée en souvenir du mouvement de Tiananmen, alors qu’elle avait été interdite cette année.

Pour la première fois en 30 ans, la police n’avait pas autorisé en juin l’hommage aux victimes qui se tient chaque année dans le Parc Victoria, invoquant les restrictions liées au coronavirus. Il n’y avait pourtant presque plus aucun cas local de transmission dans la ville.

Des milliers de personnes avaient néanmoins bravé l’interdiction pour marquer à Hong Kong le 31ème anniversaire de la sanglante répression menée en 1989 par l’armée chinoise à Pékin.

Tiananmen un sens tout particulier à Hong Kong

Le groupe de 26 prévenus -dont deux ne se sont pas présentés à l’audience- représente un large spectre de la mouvance prodémocratie hongkongaise, du magnat de la presse Jimmy Lai, 72 ans, aux militants plus jeunes comme Joshua Wong.

Tous sont accusés soit de participation à un rassemblement illégal, soit d’incitation, des qualifications passibles de cinq années de prison.

Avant même le début de cette audience de procédure, de nombreux sympathisants s’étaient rassemblés près du tribunal de West Kowloon, scandant des slogans et arborant des banderoles défendant leur droit à commémorer Tiananmen.

-Des militants pro démocratie, ainsi que des partisans, manifestent avant d’entrer au tribunal pour faire face à des accusations,  commémorant la répression de la place Tiananmen en 1989 à Pékin au début du 4 juin, ils manifestent devant le tribunal de West Kowloon à Hong Kong le 15 septembre 2020. -Photo par ISAAC LAWRENCE / AFP via Getty Images.

« Ce n’est pas un crime de se souvenir du 4 juin », pouvait-on lire sur une pancarte. « Contre les poursuites politiques, contre la répression politique », disait une autre.

La veillée de Tiananmen revêt depuis plusieurs années un sens tout particulier à Hong Kong, une ville en proie à un vaste mouvement de contestation de la tutelle chinoise.

Pékin présente la contestation comme un complot étranger

Au terme du principe « Un pays, deux systèmes » qui avait présidé à la rétrocession par Londres en 1997, Hong Kong est censé jouir d’une très large autonomie jusqu’en 2047. Mais de nombreux habitants sont convaincus que Pékin multiplie les ingérences pour en finir avec l’exception hongkongaise.

« La répression subie par les activistes le 4 juin 1989 est très similaire à ce que les Hongkongais subissent depuis un an », a dénoncé au travers d’un haut-parleur un des prévenus, l’ex-député Lee Cheuk-yan, qui préside l’Alliance de Hong Kong pour le soutien aux mouvements démocratiques patriotes en Chine, organisatrice de la veillée.

Certains des prévenus sont par ailleurs poursuivis en lien avec leur implication dans le mouvement de contestation qui a ébranlé la ville pendant plusieurs mois en 2019.

Le pouvoir central chinois s’est refusé à toute concession aux manifestants hongkongais qui demandent notamment le suffrage universel. Pékin a maintes fois présenté cette contestation comme un complot étranger pour déstabiliser la Chine.

En réponse à cette crise politique, Pékin a imposé fin juin à sa région semi-autonome une nouvelle loi drastique sur la sécurité nationale, afin d’en finir avec les manifestations.

La loi cible la subversion, la sécession, le terrorisme et la collusion avec les forces étrangères, prévoyant des peines allant jusqu’à la perpétuité.

Focus sur la Chine – comment la Chine manipule l’opinion publique

An dieser Stelle wird ein Video von Youtube angezeigt. Bitte akzeptieren Sie mit einem Klick auf den folgenden Button die Marketing-Cookies, um das Video anzusehen.

Le saviez-vous ? 

Epoch Times est un média indépendant, différent des autres organisations médiatiques. Nous ne sommes influencés par aucun gouvernement, entreprise ou parti politique. Notre objectif est d’apporter à nos lecteurs des informations factuelles et précises, en étant responsables envers notre lectorat. Nous n’avons d’autre intention que celle d’informer nos lecteurs et de les laisser se faire leur propre opinion, en utilisant comme ligne directrice les principes de vérité et de tradition.

 



Kommentare
Liebe Leser,

vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.

Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.

Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.


Ihre Epoch Times - Redaktion