Vidéo-Afghanistan: un professeur déchire ses diplômes en soutien aux étudiantes privées d’université

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Des étudiantes afghanes arrêtées par le personnel de sécurité taliban se tiennent près d'une université à Kaboul, le 21 décembre 2022. (Photo : WAKIL KOHSAR/AFP via Getty Images)
Von 2 janvier 2023

« Nous régressons! », s’insurge Ismail Mashal, l’un des rares hommes en Afghanistan à défendre ouvertement les droits des femmes. Il y a quelque jours ce professeur a déchiré ses diplômes à la télévision en signe de protestation contre l’interdiction, par les talibans, faite aux filles d’étudier.

Le geste fort d’Ismail Mashal, qui a démissionné la semaine dernière de trois universités privées de Kaboul, n’est pas passé inaperçu : ces diplômes ont été déchirés en direct, lors d’une interview mardi sur l’une des plus importantes chaînes privées du pays, TOLOnews.

« En tant qu’homme et en tant qu’enseignant, je n’étais pas en mesure de faire autre chose pour elles, et je sentais que mes certificats étaient devenus inutiles. Alors, je les ai déchirés », explique cet homme âgé de 35 ans, rencontré par l’AFP dans son bureau à Kaboul.

« Ma protestation continuera »

Les images de sa colère sur le plateau de télévision, reprises par les réseaux sociaux, sont depuis devenues virales. Salué par certains, son comportement a aussi été critiqué par des partisans des talibans. « J’élève la voix. Je suis debout avec mes sœurs (étudiantes). Ma protestation continuera même si cela me coûte la vie », poursuit-il.

Dans la société profondément conservatrice et patriarcale de l’Afghanistan, il est rare de voir un homme protester en faveur des femmes, mais le professeur assure qu’il poursuivra sa campagne en faveur de leurs droits. Les manifestations de femmes sont quant à elles sporadiques et rassemblent rarement plus de quarantaine de participantes.

« Une société où les livres et les stylos sont arrachés aux mères et aux sœurs ne mène qu’aux crimes, à la pauvreté et à l’humiliation », dénonce celui qui enseigne le journalisme depuis plus de dix ans.

Après les avoir bannies des écoles secondaires, le 20 décembre, les talibans ont interdit aux femmes d’accéder à l’enseignement universitaire car, selon eux, elles ne respectaient pas un code vestimentaire islamique strict consistant en Afghanistan à se couvrir le visage et le corps entièrement.



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