Russie : Vladimir Poutine s’autorise à rester Président jusqu’en 2036
Le Président russe Vladimir Poutine a signé la loi lui permettant de se présenter pour deux nouveaux mandats présidentiels, ouvrant la voie à son maintien au Kremlin jusqu’en 2036.
Le texte avait été définitivement adopté par le Parlement en mars, après un référendum constitutionnel organisé à l’été 2020. Âgé de 68 ans, Vladimir Poutine aux commandes du pays depuis 2000, a en deux décennies éliminé toute réelle concurrence politique en Russie, jugulant l’opposition et les médias indépendants. Il s’est toujours refusé à évoquer sa succession.
L’homme fort de la Russie aurait dû en théorie se retirer à la fin de son mandat actuel en 2024, la législation russe n’autorisant pas un président à faire plus de deux mandats consécutifs. Mais selon le texte qu’il a promulgué le 5 avril, « cette restriction ne s’applique pas à ceux qui occupaient le poste de chef de l’État avant l’entrée en vigueur des amendements à la Constitution » approuvés par référendum en 2020.
No limit.. Le président russe Vladimir Poutine, 68 ans, a signé la loi lui permettant de se présenter pour 2 nouveaux mandats présidentiels, ouvrant la voie à son maintien au Kremlin jusqu’en 2036 #Russie pic.twitter.com/D2TvDtfh5W
— Ulysse Paris (@ulyssepariser) April 5, 2021
Des principes conservateurs
Ce n’est en outre pas la première fois que M. Poutine est en passe d’atteindre la limite de deux mandats consécutifs. En 2008, il avait pris le poste de Premier ministre et laissé le Kremlin à son dernier chef de gouvernement Dmitri Medvedev. Après cet intermède de quatre ans, il avait été réélu président en 2012 malgré un grand mouvement de contestation.
La révision constitutionnelle votée à l’été 2020 introduit aussi dans la Constitution des principes conservateurs chers au président – foi en Dieu, mariage réservé aux hétérosexuels, enseignement patriotique. Elle donne aussi une immunité à vie garantie aux présidents russes, même une fois qu’ils ont quitté leurs fonctions.
L’opposant Alexeï Navalny, dorénavant en prison, avait qualifié ce référendum d’« énorme mensonge » et l’ONG Golos, spécialisée dans l’observation des élections, a dénoncé une atteinte « sans précédent » à la souveraineté du peuple russe.
Étalé sur une semaine en raison de la pandémie du Covid-19 causée par le virus du PCC (Parti communiste chinois), le référendum de l’année passée et dont l’issue ne faisait aucun doute s’était conclu sur une victoire du « oui » à 77,92% et une participation de 65%, selon les chiffres officiels.
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