Yvelines : la ville de Poissy supprime des aides municipales « pour responsabiliser les familles des délinquants »
Le maire Karl Olive espère par cette décision « provoquer une rencontre avec les parents ».
Lundi 8 février, le maire divers droite de Poissy dans les Yvelines, Karl Olive, a fait voter en conseil municipal la suspension voire la suppression de certaines aides municipales comme les bourses accordées aux collégiens et lycéens, afin de« responsabiliser les familles des délinquants », selon la délibération consultée par l’agence France Presse (AFP).
Adoptée par 36 voix sur 39, cette décision fait suite à des « actes de violences répétés » ces six derniers mois, selon ce document : caillassages de bus, rixes entre jeunes, jets de mortier d’artifice sur les forces de l’ordre ou encore attaque à la voiture bélier et incendie d’un local associatif.
Face à la délinquance des plus jeunes, nous prenons nos responsabilités !
Les aides municipales ne seront plus attribuées aux familles de délinquants mineurs, rarement sanctionnés par l’État. Ici, c’est contrat gagnant-gagnant ou rien ! #CMPoissy pic.twitter.com/CQSyiLlQpr— KARL OLIVE (@KARLOLIVE) February 8, 2021
Cantine scolaire, activités périscolaires et allocations familiales pas concernées
Se disant « très à cheval sur la réciprocité entre droits et devoirs », le maire de Poissy Karl Olive vise « la tranche d’âge entre 12 et 17 ans, très virulente », a-t-il expliqué à l’AFP.
Dans un premier temps, dès le premier rappel à la loi, les aides municipales d’accès aux loisirs seront suspendues voire supprimées en cas de récidive, a précisé l’élu. Certaines bourses accordées aux collégiens et lycéens – entre 100 et 400 euros mensuels par élève – sont également concernées par la décision.
Ces sanctions ne concernent pas la cantine scolaire, les activités périscolaires et les allocations familiales, pour ne pas « remettre en cause le quotidien vital » des familles, a nuancé le maire, également président de l’association Génération terrain.
« Provoquer une rencontre avec les parents »
L’élu espère par cette décision « provoquer une rencontre avec les parents », à l’instar du maire d’Etampes, Franck Marlin, qui a été parmi les premiers à prendre ce type de mesures, en 1998. « À l’époque, ça a fait polémique », reconnaît Karl Olive qui se félicite toutefois des « 50% de réussite » de ce dispositif en place depuis plus de vingt ans dans sa commune et qui lui permet d’être en lien chaque mois avec les familles concernées.
Les maires LR de Rillieux-la-Pape (métropole de Lyon) et de Valence avaient pris de telles dispositions respectivement en 2018 et en décembre dernier.
En 2005, le député-maire LR de Draveil (Essonne) Georges Tron avait décidé de suspendre les aides municipales aux familles de jeunes auteurs de violences, au moment où Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, avait relancé le débat sur la suppression des allocations familiales pour les familles de jeunes délinquants.
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